Un collage d’une personne parlant à un groupe de personnes.
Q: Chère équipe de Gêne toi pas, Au travail ou dans un cercle d’amis, il m’arrive souvent de vouloir aborder comme sujet de discussion Dieu et la foi. Mais je ne sais jamais comment m’y prendre. J’ai peur de forcer une religion sur autrui mais j’aimerais vraiment parler de la bonté de Dieu. Surtout après comment il a influencé ma vie dans la dernière année pour le mieux. Comment aborder les personnes non-chrétiennes avec la parole de Dieu sans pour autant leur donner l’impression de forcer ma religion sur eux? Disciple Discret.e

Chère disciple discret,

Merci, merci, merci pour ta question. Je l’apprécie tellement, parce que je m’y reconnais: j’ai souvent lutté avec ces deux valeurs que tu évoques:
1- Parler de Jésus que j’aime de tout mon cœur
2- Honorer mes ami.e.s et respecter leurs limites

Je pense qu’il est possible de partager la joie qui nous anime sans imposer sa foi. Il faut juste rester attentif à l’autre, à nos motivations et au rythme de la relation.

Trop souvent, par maladresse ou par zèle, les chrétiens s’imposent en évangélisant. On se lance intensément, comme un volcan en pleine éruption, pour partager l’Évangile en quatre points ou, en un seul souffle, notre témoignage de vie transformée. Parfois, on le fait par joie et par enthousiasme; d’autres fois, si on est honnête, c’est par devoir. On sait que c’est maladroit, mais on se sent responsable en tant que chrétien.ne. Je suis convaincue que Dieu peut utiliser ces moments pour toucher des cœurs, mais je sais aussi qu’ils peuvent être perçus comme invasifs, insensibles, et, comme tu le mentionnes si bien, un peu imposants.

Toute relation respecte un certain rythme: on s’ouvre peu à peu, on partage des petits bouts de vie, et l’intimité grandit progressivement. C’est facile de vouloir aller plus vite, par amour pour l’autre, mais je dirais que de pousser trop loin a souvent l’effet inverse.

Je veux surtout que tu saches qu’il y a 100% de place pour parler de sa foi, même avec des personnes qu’on connaît moins bien. Il suffit d’être authentique et honnête, et de laisser la conversation se dérouler naturellement. Si Dieu est vraiment au centre de ta vie, comme tu le décris, il viendra naturellement dans la discussion. Cache-le pas! Tes amis méritent de savoir ce qui est sur ton cœur. Mais ils méritent aussi de consentir à cette conversation.

Et si tu sens une tension, tu peux simplement la nommer: « Je me rends compte que je parle de quelque chose de très personnel et que ça pourrait te mettre mal à l’aise. Je ne voudrais surtout pas m’imposer. Veux-tu que j’arrête? » Tu serais surpris.e de voir à quel point les gens peuvent répondre avec ouverture!

Que le Seigneur te guide, cher disciple discret. J’ai l’impression que de très belles conversations t’attendent.