Une femme assise dehors cherchant des emplois sur son ordinateur portable.

Sans limites. C’est ce que disaient les banderoles tout le long du chemin menant à la salle de convocation.

L’avenir est sans limites.

Et au début, c’est vraiment ce que je croyais. Alors, j’ai foncé, prêt à saisir toutes les opportunités. J’ai envoyé mon CV pour des postes de tuteur, de réceptionniste, d’administrateur, de professeur de piano—tout ce qui se présentait.

Un homme cherchant des emplois sur son ordinateur portable dans son salon.

Mais très vite, l’avenir m’a semblé beaucoup moins vaste. Je n’avais pas les compétences requises, pas assez d’expérience. J’avais l’impression de ne pas être assez intéressant pour qu’on me donne ma chance.

Les semaines sont devenues des mois, et toujours aucune entrevue. Mes candidatures restaient sans réponse, ignorées.

Et quand enfin j’avançais un peu, ce n’était que pour me heurter à des impasses. Des emplois précaires, des équipes désorganisées, des expériences frustrantes. J’ai même été embauché chez Amazon… et j’y suis resté trois semaines (mais mieux vaut ne pas en parler).

Alors, j’ai commencé à envisager de reprendre mes études—mais on m’a fermé la porte, encore et encore.

Une femme sur son ordinateur portable.

Se poser des questions difficiles

Je me suis senti perdu. N’étais-je pas censé accomplir de grandes choses ?

Combien de temps allais-je encore dépendre des autres ?

Combien de temps avant de trouver ce travail stable qui me représenterait vraiment ?

Pour subvenir à mes besoins, Dieu m’a offert l’opportunité d’enseigner le piano. Mais ce n’a jamais été mon premier choix, surtout quand il s’agit de cours en ligne. Certains jours, j’ai l’impression d’être en pilotage automatique.

Un homme jouant du clavier.

Est-ce que ce que je fais a vraiment un sens ?

Est-ce que, moi, j’aurai un jour un impact ?

J’ai appris à ne pas garder ces questions pour moi, mais à les confier à Dieu.

Il me parle à travers mes proches, qui m’encouragent à persévérer et me rappellent que mon travail ne définit pas ma valeur.

Il me parle quand je prie, quand je lis la Bible. Il me dit de tenir bon, de bien gérer ce qu'il me confie aujourd’hui.

Il y a des jours où je me sens impatient, découragé, frustré. Mais Il me rappelle toujours de Lui faire confiance, à Sa bonté, à Sa sagesse, à Sa puissance.

Au fond, ce qui compte, c’est d’être fidèle dans le travail qu'il me donne aujourd’hui.

Une femme consultant son téléphone pour des offres d'emploi.